Le CHAUME, une tradition de la presqu’ile guérandaise

Notre Région compte pas loin de 3000 chaumières, soit environ 1900 maisons couvertes en chaume, annexes, etc… Depuis environ 20 ans, beaucoup de ces toitures sont abîmées par des champignons et leur durée de vie est très sensiblement raccourcie.

La qualité du chaume

La cause de ces dégradations a d’abord été cherchée dans la nature de ces attaques mycologiques. Suite à un voyage en Hollande, nous avons compris que la qualité du chaume posé était la cause de nos infestations. Si un chaume, de part sa qualité non adaptée, n’est plus hydrophobe, l’eau s’y installe, il ne sèche pas assez et les champignons trouvent là un lieu propice pour proliférer.

Les hollandais ont édité un ouvrage sur « la qualité du chaume », disponible sur le site du parc de Brière.

Un des critères retenu pour la qualité du chaume est sa teneur en sel. Le chaume de qualité devant avoir une teneur en sel inférieure à 0,1Mg pour 100g de matière sèche.

Le chaume est donc meilleur s’il pousse en eau douce. Beaucoup de toitures réalisées en roseau de Camargue sont touchées. La Camargue n’est plus entièrement en eux douces. Notre territoire est riche en roselière d’eau douce : la Brière, les marais de Vilaine en amont du barrage…

Le métier de chaumier est difficile, il a peu évolué et l’arrivée de ces champignons décourage les jeunes qui voudraient entrer dans cette profession.

La Carene a décidé d’aider les propriétaires touchés par cette dégradation prématurée. Un diagnostic serait élaboré, la dégradation évaluée et des aides à la réfection totale ou partielle seraient débloquées.

Il y a davantage de chaumières sur Cap Atlantique que sur la Carène et ces toitures ont été imposées par le Parc de Brière et les PLU dans certaines zones.

Cap Atlantique devra se mettre aussi devant une réalité : comment imposer dans certaines zones une toiture en chaume si elle coûte plus cher( presque 4 fois) si elle est dégradée et ne dure que la moitié de son temps prévu ?

Une solution est déjà claire : remettre sur nos toits un chaume de qualité validée par un label.

Ensuite il faudra indemniser les propriétaires touchés par cette catastrophe.

COMMENT EN est-on arrivé à cette situation ?

La situation

Depuis 1996, on sait que les problèmes sont là !

Depuis 2014, les chaumiers ont alertés les maires de toutes les communes du Parc ? Le Parc de Brière a donné mission à une personne sur ce dossier. Elle pilote les travaux de structuration du métier avec un cabinet spécialisé.

UnE filière et un métier à ré-inventer

Nous pensons que la remise en place de la filière chaume en son entier est un projet politique complet. Il ressemble au projet des marais dans les années 1970.

Le roseau est un matériau biosourcé. Il peut-être utilisé sur nos toitures s’il est de qualité mais aussi en isolation.

C’est un enjeu économique fort.

La liste « Guérande l’Avenir en Presqu’île » soutiendra cette filière et défendra les propriétaires touchés.